Entretenir des fenêtres et volets en PVC ou en aluminium
Entretenir des fenêtres et volets en PVC ou en aluminium
Le PVC et l’aluminium ont souvent la réputation de ne demander aucun entretien, contrairement au bois. C’est en partie vrai, mais en partie seulement : ces matériaux échappent aux reprises de peinture, pas à tout suivi. Négliger totalement l’entretien d’une menuiserie PVC ou aluminium finit, avec les années, par se voir sur son fonctionnement et parfois sur son aspect.
Ce qui ne demande vraiment aucun entretien
Le corps du profilé lui-même, qu’il soit en PVC ou en aluminium thermolaqué, ne nécessite ni ponçage ni protection périodique. Un nettoyage à l’eau savonneuse, deux à trois fois par an, suffit à conserver son aspect, à condition d’éviter les produits abrasifs ou les solvants qui peuvent ternir la surface du PVC ou attaquer la finition laquée de l’aluminium. C’est sur ce point précis que la comparaison avec l’entretien d’une menuiserie bois, qui demande une reprise de finition tous les cinq à huit ans, prend tout son sens.
Les joints, premiers éléments à surveiller
Le joint d’étanchéité qui court autour de l’ouvrant, en caoutchouc ou en EPDM, durcit progressivement avec les années et l’exposition aux UV. Un joint durci perd sa souplesse et laisse passer l’air, ce qui se traduit d’abord par une sensation de courant d’air discret, puis par une perte de performance thermique plus nette. Un contrôle visuel une fois par an, en passant simplement le doigt sur le joint pour vérifier qu’il reste souple, permet de repérer le moment où un remplacement devient utile, généralement entre huit et quinze ans selon l’exposition de la façade.
Les rainures de drainage, un point souvent oublié
Les fenêtres PVC et aluminium comportent de petites ouvertures de drainage en partie basse du dormant, destinées à évacuer l’eau qui s’infiltre entre les vitrages et le cadre. Ces rainures se bouchent avec le temps, poussière, pollen, résidus d’insectes, ce qui empêche l’eau de s’évacuer correctement et peut provoquer des infiltrations à l’intérieur du logement lors de fortes pluies. Un simple nettoyage avec un cure-pipe ou une tige fine, une à deux fois par an, suffit à garder ces drainages fonctionnels.
La quincaillerie, seule vraie pièce mécanique
Paumelles, crémones, galets de fenêtre coulissante : ces éléments mécaniques restent identiques, que le dormant soit en bois, en PVC ou en aluminium, et méritent le même soin. Une goutte d’huile ou de graisse silicone sur les points de friction, une fois par an, évite le grippage et prolonge nettement la durée de vie du mécanisme d’ouverture. Une fenêtre qui devient difficile à fermer correctement, ou un volet roulant qui force sur sa fin de course, signale souvent un défaut d’entretien de la quincaillerie plutôt qu’un problème du profilé lui-même.
Le jaunissement du PVC blanc, une question d’exposition
Un PVC blanc bas de gamme, exposé plein sud pendant de nombreuses années, peut jaunir progressivement sous l’effet des UV, un phénomène qui touche surtout les profilés les plus anciens ou les moins bien stabilisés. Ce jaunissement reste esthétique et ne compromet pas l’étanchéité de la menuiserie, mais il n’est pas réversible par un simple nettoyage. Un PVC de meilleure qualité, avec un gainage ou une couche de finition renforcée, résiste nettement mieux à ce phénomène sur la durée.
L’aluminium thermolaqué connaît un vieillissement différent : la laque peut s’écailler localement après un choc ou une rayure, exposant le métal brut à la corrosion si le défaut n’est pas repris rapidement avec un stylo de retouche adapté à la teinte.
Ce qui reste identique au bois
Le contour de la menuiserie, l’étanchéité entre le dormant et la maçonnerie, dépend du matériau du cadre presque autant que celui du bois. Un joint fissuré entre le tableau de la fenêtre et le mur laisse passer l’eau quel que soit le matériau du dormant, ce qui rejoint les points de vigilance déjà abordés pour l’état général d’une façade. Une infiltration constatée près d’une fenêtre PVC ou aluminium ne signifie donc pas automatiquement un défaut du matériau lui-même.
Sur une maison ancienne, un choix qui se réfléchit en amont
Remplacer une menuiserie bois par du PVC ou de l’aluminium sur une maison ancienne pose d’abord une question esthétique, abordée plus en détail dans l’article sur le choix des volets d’une maison ancienne. Une fois ce choix fait et les nouvelles menuiseries posées, l’entretien décrit ici s’applique de la même façon, que le remplacement ait été motivé par des raisons thermiques ou par une simplicité d’usage au quotidien.
Ce qu’il faut retenir
Le PVC et l’aluminium demandent un entretien plus léger que le bois, mais pas un entretien nul : joints, drainages et quincaillerie restent trois points à vérifier chaque année pour éviter qu’un petit défaut mécanique ne se transforme en infiltration ou en fenêtre difficile à manœuvrer. Un contrôle rapide, deux fois par an, suffit dans la grande majorité des cas à maintenir ces menuiseries en bon état sur plusieurs décennies.
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