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Compromis de vente : quelles clauses prévoir quand des travaux sont en jeu

2a Architecte
· 4 min de lecture
immobilier démarches
Signature d'un compromis de vente immobilier

Compromis de vente : quelles clauses prévoir quand des travaux sont en jeu

Un compromis de vente standard convient à une transaction simple, sans travaux ni chantier en cours. Dès qu’un projet de travaux entre dans l’équation, avant ou après la vente, certaines clauses méritent d’être ajoutées ou précisées pour éviter les désaccords une fois la signature définitive engagée.

Quand le vendeur s’engage à réaliser des travaux avant la vente

Il arrive qu’un acheteur conditionne son achat à la réalisation de certains travaux par le vendeur avant la signature définitive, par exemple la réparation d’une toiture ou la mise aux normes d’une installation électrique repérée lors des diagnostics. Le compromis doit alors préciser exactement la nature des travaux attendus, le délai de réalisation, et les modalités de vérification avant la signature de l’acte définitif.

Une clause vague sur ce point, qui se contente de mentionner “travaux de remise en état” sans autre précision, ouvre la porte à des interprétations différentes entre les parties, et donc à des tensions au moment de vérifier si l’engagement a bien été tenu.

La clause suspensive liée à l’obtention d’une autorisation d’urbanisme

Un acheteur dont le projet dépend de l’obtention d’un permis de construire ou d’une déclaration préalable, par exemple pour agrandir la maison après l’achat, a intérêt à conditionner son engagement à l’obtention de cette autorisation. Cette précaution, déjà bien identifiée dans le cas d’une clause suspensive liée au permis de construire, évite de se retrouver engagé sur un achat dont le projet envisagé s’avérerait finalement irréalisable.

Travaux en cours au moment de la vente

Lorsque le bien est vendu alors qu’un chantier n’est pas terminé, une situation abordée plus en détail dans vendre un bien en cours de travaux, le compromis doit détailler précisément l’état d’avancement, les entreprises engagées, les sommes déjà versées et celles restant dues, ainsi que le sort des contrats en cours avec les artisans. Cette clarté évite qu’un désaccord sur le reste à faire ne vienne compliquer la finalisation de la vente.

Prévoir le sort des devis et garanties déjà obtenus

Un vendeur qui a fait établir des devis pour des travaux qu’il n’a finalement pas réalisés peut choisir de les transmettre à l’acheteur, ce qui peut faciliter la reprise du projet par le nouveau propriétaire. Si des travaux ont déjà été réalisés, la transmission des factures et des attestations d’assurance décennale des entreprises intervenues doit être mentionnée explicitement dans le compromis, ces documents étant indispensables pour que les garanties se transmettent correctement au nouvel acquéreur.

Le cas particulier d’un bien acheté pour être rénové

Un acheteur qui prévoit des travaux importants après l’acquisition a parfois intérêt à intégrer une clause suspensive liée à l’obtention de son financement, en particulier lorsque le prêt doit couvrir à la fois l’achat et les travaux. Cette articulation entre le compromis et le plan de financement mérite d’être anticipée avec le notaire et, le cas échéant, avec le courtier en charge du dossier.

Pourquoi un notaire habitué à ces situations fait la différence

Toutes ces clauses ne sont pas systématiquement proposées par défaut dans un modèle standard de compromis. Un notaire ou un rédacteur d’acte averti saura les adapter à la situation précise du bien et du projet, en particulier lorsque plusieurs enjeux se combinent : travaux en cours, projet d’extension futur, financement conditionné.

Ce qu’il faut vérifier avant de signer

Au-delà des clauses spécifiques aux travaux, un compromis reste soumis à l’ensemble des obligations classiques d’une vente immobilière, notamment les diagnostics obligatoires. Un acheteur attentif vérifiera également que les travaux déjà réalisés sur le bien correspondent bien aux autorisations d’urbanisme obtenues, un point qui peut avoir une incidence directe sur la valeur et la sécurité juridique de son achat.

En résumé

Un compromis de vente qui implique des travaux, passés, en cours ou à venir, ne peut pas se contenter d’un modèle standard. Détailler précisément les engagements de chaque partie, les délais et les documents à transmettre reste la meilleure protection contre les litiges qui surgissent souvent bien après la signature.

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